Audrey Attal, cabinet de sexologie
La dysfonction érectile désigne l’incapacité persistante à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport sexuel satisfaisant. Ce trouble, fréquent chez les hommes de tout âge, n’est jamais un signe de défaillance personnelle. Il implique souvent la combinaison de facteurs physiques et psychologiques.
En tant que sexologue, il est important d’expliquer que le désir sexuel, l’érection et l’orgasme sont trois dimensions liées mais indépendantes : il est naturel que l’érection ou la jouissance fluctuent selon les périodes de la vie.
Par exemple, certains hommes relatent que leur érection est plus difficile après des périodes de surmenage ou de manque de sommeil, alors qu’elle redevient normale en vacances ou lors d’une période plus détendue.
L’érection nécessite un apport sanguin suffisant au pénis et un fonctionnement harmonieux des nerfs et hormones sexuelles (testostérone). Un déséquilibre dans ces mécanismes peut entraîner une dysfonction.
Certains hommes découvrent leur hypertension à travers une dysfonction érectile, ce qui permet de dépister un trouble cardiovasculaire jusque-là silencieux.
facteur de risque majeur de dysfonction érectile, par atteinte nerveuse érectile.
Notamment la baisse de testostérone.
Prostatectomie (chirurgie de la prostate), qui peut toucher les nerfs responsables de l’érection.
Troubles neurologiques (sclérose en plaques, Parkinson...).
Effets secondaires de certains traitements médicamenteux (iatrogénie, antidépresseurs, antihypertenseurs...).
Maladie de Peyronie, qui modifie la courbure et la structure du pénis.
Consommation de toxiques et mode de vie délétère (alcool, tabac...).
Réduire l’alcool et arrêter le tabac ont permis à plusieurs hommes de constater une nette amélioration de la rigidité de l’érection en quelques mois.
Les traitements oraux proérectiles, comme le vardénafil, le sildénafil ou l’avanafil, sont indiqués selon l’avis du médecin mais nécessitent aussi une prise en charge globale.
Dépression
Stress
Anxiété de performance
Conflits conjugaux
Perte d’estime corporelle ou souvenirs de traumas sexuels.
Une inhibition centrale ou un cercle vicieux « peur de l’échec / troubles de l’érection » aggrave la dysfonction.
Certains hommes racontent que, dès qu’une érection échoue, ils se mettent à « anticiper l’échec », ce qui empêche toute détente et rend l’érection encore plus difficile lors des rapports suivants.
La dysfonction érectile bouleverse la sexualité, la complicité et la confiance du couple. Elle crée parfois honte, sentiment de trahison corporelle, perte de confiance, voire isolement affectif.
Beaucoup de partenaires confient ressentir de l’inquiétude ou de la frustration, parfois même la peur d’être rejetées. Le fait d’en parler ensemble, avec ou sans l’aide d’un professionnel, permet souvent de désamorcer ces tensions et de retrouver du lien affectif.
Oser en parler, reconnaître ce vécu, normaliser ce trouble et ouvrir la communication dans le couple sont des premiers pas déterminants vers l’amélioration de la vie de couple.
Il faut consulter un médecin si les troubles érectiles persistent plus de trois mois ou dès qu’ils deviennent fréquents. En cas d’érection prolongée et douloureuse de plus de 2 à 6 heures (priapisme), c’est une urgence médicale immédiate. Il est conseillé de consulter rapidement pour éviter que le trouble devienne définitif ou signe une maladie grave sous-jacente
Si la gêne persiste, il est nécessaire de réaliser un bilan avec un médecin pour vérifier s’il y a une cause hormonale, vasculaire ou iatrogène. Les inhibiteurs peuvent améliorer ou restaurer l’érection : vardénafil, sildénafil, avanafil. Mais ils sont encore plus efficaces si on agit aussi sur le contexte psychosexuel et relationnel.
Certains hommes expliquent qu’en combinant leur traitement médical avec un travail sur la relaxation et la communication de couple, les résultats sont bien plus durables.
Mais ils sont encore plus efficaces si on agit aussi sur le contexte psychosexuel et relationnel.
Le suivi en sexothérapie (individuelle ou en couple) permet de :
• Lever les tabous, partager ses doutes et ses attentes,
• Rétablir la communication et la complicité,
• Travailler sur la gestion du stress, l’estime de soi, et la reprise de plaisir dans la sexualité,
• Accompagner l’après-prostatectomie ou la maladie de Peyronie qui touchent la structure du pénis,
• Proposer des exercices corporels adaptés et du dialogue sur la sexualité au sein du couple.
Plusieurs couples témoignent que ces séances ont permis de redéfinir leur intimité, en retrouvant du toucher, de la sensualité et du plaisir sans pression de performance.
En tant que sexologue, il est aussi possible de vous transmettre des exercices d’auto-observation, de relaxation ou des outils pour le partage d’émotions et de désirs sexuels au sein du couple.
La progression se fait pas à pas, avec bienveillance. Retrouver une sexualité plaisante après une dysfonction érectile prend du temps.
Certains hommes décrivent que les premières améliorations surviennent lorsqu’ils cessent de se concentrer sur la “performance” pour revenir au plaisir partagé et à la proximité avec leur partenaire.
La communication, l’écoute mutuelle et l’accompagnement professionnel offrent un espace sécurisant où la masculinité et la jouissance peuvent retrouver toute leur place.
La dysfonction érectile est un trouble courant : elle n’est en rien une fatalité ni une remise en cause de la valeur personnelle. L’association d’une approche médicale (si besoin) et d’un accompagnement sexologique permet, dans la majorité des cas, de retrouver une érection de qualité et une vie sexuelle et affective plus épanouie dans le respect de votre rythme et de vos besoins, ainsi que ceux de votre partenaire.
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