Audrey Attal, cabinet de sexologie
L’anorgasmie, parfois confondue avec la dysorgasmie ou la danosgasmie, se définit comme l’absence persistante ou la difficulté à atteindre l’orgasme malgré une stimulation sexuelle adéquate et souvent un désir ou un plaisir présents. Ce trouble de la sexualité peut concerner aussi bien les femmes que les hommes et se présente sous différentes formes : anorgasmie primaire (absence d’orgasme depuis toujours), secondaire (installation après une période où l’orgasme était possible), générale (dans toutes les situations) ou situationnelle (dans certaines circonstances seulement). Ainsi, l’anorgasmie secondaire, qui survient après une période sans problème, correspond bien à cette situation où la sexualité semblait « fonctionner » auparavant.
On distingue aussi la dysorgasmie, qui se caractérise par des orgasmes partiels, douloureux ou insatisfaisants. Certaines personnes parlent également de danosgasmie, pour décrire une douleur ressentie au moment de l’orgasme. Ces troubles, bien que différents, traduisent tous une altération du vécu orgasmique et nécessitent une approche adaptée. Parler d’anorgasmie, c’est donc parler d’un rapport complexe entre le corps, le mental et la relation. C’est également aborder les notions d’intimité, de confiance et de capacité à se laisser aller dans l’expérience sexuelle.
Il est important de différencier l'orgasme de la jouissance. L'orgasme est souvent perçu comme le « pic » du plaisir, accompagné de contractions musculaires, de relâchement et d'un sentiment intense de bien-être. La jouissance, quant à elle, englobe un ensemble de sensations, d'émotions et de plaisir corporel qui peuvent exister indépendamment de l'orgasme. Cette distinction permet d'élargir la perspective de la sexualité, en sortant du schéma de performance et en valorisant une approche plus consciente et sensuelle.
Le plaisir peut se prendre sans orgasme. En sexothérapie, il est fréquent d’encourager les patient·es à redéfinir leur rapport au plaisir. Certaines personnes retrouvent une sensibilité accrue en se concentrant sur la jouissance globale plutôt que sur la quête de l’orgasme à tout prix. Cette approche réduit la pression de performance et ouvre la voie à une sexualité plus libre, centrée sur les sensations, la présence et le lien avec soi ou avec le·la partenaire.
Troubles hormonaux (ménopause, thyroïde), douleurs pelviennes, effets secondaires de traitements médicamenteux, fatigue, interventions chirurgicales, séquelles post-partum ou traumatismes gynécologiques. Chez certaines femmes, le manque de lubrification ou les douleurs liées à la pénétration peuvent aussi inhiber l'accès au plaisir. Chez les hommes, une anorgasmie peut être liée à des troubles neurologiques, des médicaments antidépresseurs ou une hyperstimulation lors de la masturbation.
Stress, anxiété, blocages émotionnels, honte, trauma sexuel, surcharge mentale, difficultés à lâcher prise. Le mental joue un rôle central : il suffit parfois d'une pensée intrusive ou d'une auto-observation excessive pour rompre la connexion au corps. Les blessures d'estime, la peur du jugement ou le sentiment de « devoir réussir » l'acte sexuel viennent souvent renforcer ce cercle vicieux.
Peur du regard de l’autre, communication limitée, scénarios sexuels figés, manque de confiance ou désaccords non exprimés. La qualité de la relation influence directement la détente corporelle. Une sexualité épanouie se nourrit de sécurité émotionnelle, de curiosité partagée et d’un climat sans jugement. Ces éléments se combinent souvent, créant une situation aussi unique que la personne qui la vit. C’est pourquoi chaque accompagnement en sexothérapie doit être personnalisé, respectueux du rythme et de l’histoire du·de la patient·e.
• Adoptez un bon rythme de sommeil et gérez votre stress.
• Mangez équilibré toute la journée
• Pratiquez une activité physique régulière pour améliorer circulation et bien-être.
• Consultez un sexologue pour un accompagnement adapté.
Un accompagnement adapté peut inclure :
• Des exercices précis de communication, de masturbation consciente ou de découverte du corps sans objectif d’orgasme.
• Des pratiques de respiration et de focalisation sensorielle pour diminuer l’anxiété sexuelle et renforcer la présence au corps.
• Une exploration des croyances autour du sexe et du plaisir, afin de remplacer les injonctions par une vision bienveillante.
• Des outils corporels, artistiques ou créatifs pour réintroduire le jeu, la détente et la curiosité dans la vie intime. L’objectif est de retrouver une sexualité orgasmique, où le plaisir s’exprime sous de multiples formes, avec ou sans orgasme. Pour certaines femmes, cela passe par la redécouverte du clitoris, de la vulve ou du périnée, zones longtemps méconnues ou délaissées. Pour d’autres, c’est la liberté émotionnelle ou la confiance dans la relation qui déverrouille le processus orgasmique.
L’objectif est de retrouver une sexualité orgasmique, où le plaisir s’exprime sous de multiples formes, avec ou sans orgasme. Pour certaines femmes, cela passe par la redécouverte du clitoris, de la vulve ou du périnée, zones longtemps méconnues ou délaissées. Pour d’autres, c’est la liberté émotionnelle ou la confiance dans la relation qui déverrouille le processus orgasmique.
Explorer son corps sans chercher spécialement l’orgasme.
• Observer la jouissance sous toutes ses nuances, du frisson à la chaleur intérieure.
• Communiquer avec son·sa partenaire pour dédramatiser les attentes et retrouver la complicité.
• Accueillir la tendresse, la lenteur et la curiosité comme moteurs de l’érotisme. S’autoriser cette approche, c’est s’offrir une expérience sexuelle plus libre, où l’orgasme devient une possibilité parmi d’autres expressions du plaisir. À travers ce travail, on découvre que la sexualité n’est pas une performance, mais une rencontre : celle du corps, du désir et de la conscience. Ainsi, comprendre l’anorgasmie, c’est aussi redonner du sens au plaisir, à la lenteur et à la présence à soi.
S’autoriser cette approche, c’est s’offrir une expérience sexuelle plus libre, où l’orgasme devient une possibilité parmi d’autres expressions du plaisir. À travers ce travail, on découvre que la sexualité n’est pas une performance, mais une rencontre : celle du corps, du désir et de la conscience. Ainsi, comprendre l’anorgasmie, c’est aussi redonner du sens au plaisir, à la lenteur et à la présence à soi.
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